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Le Recul Molaire

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Le Recul Molaire Le mouvement de distalisation est un mouvement difficile car contre-nature. En effet, exception faite des deuxièmes prémolaires mandibulaires dans certains cas d'extraction précoce des premières molaires, "la nature mésiale souvent les dents" (CHATEAU). Dans l'arsenal thérapetique qui entoure aujourd'hui l'orthodontiste, différents plans de traitements s'offrent à lui, concernant notamment les indications d'extraction dans les secteurs latéraux (prémolaires principalement). Savoir distaler les molaires, c'est faire basculer plus souvent (mais pas toujours !) la balance vers les traitements sans extractions.

Le but de cet essai est de rappeler quelles sont les indications et contre-indications du recul molaire maxillaire et mandibulaire ainsi que la biomécanique de ce mouvement, avant d'aborder les techniques permettant de reculer les molaires. Les premières molaires seront systématiquement citées, en retenant que le recul peut également concerner les deuxièmes, voire, dans l'absolu (mais en s'éloignant des réalités cliniques !), les troisièmes molaires.

1. INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS DU RECUL MOLAIRE :
Indications du recul molaire :
Indications de la distalisation des molaires maxillaires :

Différents tableaux cliniques justifient l'intention thérapeutique d'un recul des molaires maxillaires :

- Correction des rapports squelettiques de classe II par rétropulsion de la mandibule : C'est l'idée que défend MOLLIN, selon qui la pathogénie des classes II est un défaut de croissance osseuse ou une situation rétrusive de la mandibule. Dans ce deuxième cas, il explique que l'arcade maxillaire s'étant mésialée pour des étiologies fonctionnelles, provoque une dysharmonie occlusale (rapports cuspides-fosses décalés), laissant à la mandibule soit la possibilité de la suivre (cas de biprotrusion en classe I) ou de rester plus rétrusive en classe II d'Angle. Pour lui, il faut par conséquent "normaliser l'arcade supérieure, repositionner en distalant chaque dent de l'arcade supérieure à l'endroit qui correspond dans l'architecture cranio-faciale et permettre ainsi l'avancée spontanée de la mandibule".

- Correction des rapports de classe II squelettique par promaxillie, associé à une classe II dentaire : Dans ce cas, le recul molaire est un préliminaire au recul maxillaire en masse (et non plus une stimulation de la propulsion mandibulaire).

- Correction de la mésio-position molaire maxillaire, sans décalage des bases squeletiques : Elle est le résultant d'une dérive mésiale spontanée des molaires, notamment par perte prématurée des deuxièmes molaires ou par carie profonde des faces proximales des dents temporaires. Plusieurs indices céphalométriques nous aident à discerner les positions atypiques : l'analyse de BOUVET (angles ?=100° et ?=90° par rapport au plan d'occlusion prémolo-molaire) ou l'analyse de RICKETTS (distance entre la face distale de M1 maxillaire et le plan vertical tangent au contour postérieur de la fente ptérygo-maxillaire lui-même perpendiculaire au plan de Francfort = âge + 3mm ±3mm).

- Correction d'un encombrement modéré : Surtout lorsque les extractions sont contre-indiquées (profil rétrusif, hypodivergence faciale) ou dans les cas de pseudo-classe I avec rotation mésio-palatine des molaires maxillaires (DE BAETS, pour qui le traitement commence par le recul des deuxièmes molaires avant le recul séquentiel de tout le secteur latéral jusqu'à réduction de l'encombrement incisif)...
Date de proposition 27/09/2010
Proposé par flaggada
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